Le contexte
La réforme de la facturation électronique impose la réception obligatoire à toutes les entreprises. Pour un groupe d’administration de biens, cela signifie passer de l’OCR à l’EDI, fournisseur par fournisseur : énergie, ascenseurs, eau, compteurs.
Chaque chantier répète le même travail : comprendre le format du fournisseur, définir les champs pivots (identifiant légal, contrat, ordre de service, équipement), poser les règles de rapprochement, tester sur un lot réel.
Ce qui a été fait
- Définition du format pivot (UBL, EDI, OCR), des règles de rapprochement strictes et de la structure par couches sur Snowflake ; travail direct avec les fournisseurs, en parallèle.
- Un système multi-agents (36 agents, 30 compétences) construit en agentic coding, branché en lecture sur la boîte mail et l’agenda, les tickets, la documentation, l’entrepôt de données et les dépôts de code : les courriels sont classés par chantier, les tickets utiles proposés chaque matin, la documentation curée en une base de connaissances de 113 pages.
- Chaque chantier fournisseur est ensuite outillé : profilage du fichier reçu, rapprochement au référentiel et au contrat, contrôle des écarts, corrections proposées en lot, brief préparé avant chaque comité. Règle dure : aucun mail, aucun ticket, aucune écriture sans décision humaine.
Ce que ça a donné
- Plus de quinze chantiers fournisseurs menés de front sur la période.
- Durée d’un chantier type : d’environ 3 heures à environ 30 minutes, estimation de l’équipe, sans chronométrage formel.
- Un corpus de 9 500 courriels, 45 673 tickets et 927 pages réduit à 113 pages de connaissance curées et tenues à jour.
Ce qu’on retient
La réforme ne supprime aucun problème de référentiel : elle ajoute une échéance. Ce qui fait tenir la cadence, c’est un pivot bien défini et des agents qui absorbent le répétitif, pas une armée de prestataires.